Séminaires
et journées d'études
Cycle de conférences
Séminaires et journées d'études
- Les étudiants étrangers dans l'agglomération de Nancy,
Nancy 1, décembre 1993, 60 participants
Cette journée a permis de préciser : les caractéristiques socio-démographiques
des étudiants étrangers de Nancy, établies à partir du traitement systématique
des fiches d'inscription universitaire, et permettant de situer de manière précise
l'âge, le sexe, la nationalité, les études poursuivies et leur niveau, l'adresse,
la situation à l'égard des bourses et de l'emploi ; l'approche qualitative (réalisée
à partir d'une quarantaine d'entretiens semi-directifs) des conditions et modes
de vie des étudiants étrangers à Nancy (arrivée en France et démarches nécessaires
pour un logement, des papiers administratifs, une inscription universitaire,
relations établies entre étrangers et contacts noués avec des français, rapport
à la culture du pays d'accueil et perception de celui-ci ; réflexion générale
sur l'étranger et l'étrangeté, le rapport de l'autochtone à l'étranger. Dans
le cadre du partenariat entre le programme Ville-Université du PUCA et PRELUDES,
une deuxième tranche de travaux a été engagée. Cette fois l'étude a été plus
systématique puisqu'elle a porté sur la population étudiante en général dans
l'agglomération (voir ci-dessous).
- Les relations ville-campagne : quelle place pour chacun
dans un développement équilibré du territoire ? Villers-les-Nancy 30 mars
1994, 100 participants
Depuis quelques années, les discours incantatoires, les déclarations de principe,
les commissions de réflexion… sur le sujet, n'ont rien changé à la situation
et les quelques transformations dans les relations ville-campagne qui ont pu
s'opérer sur le terrain ne sont guère perceptibles ! En Lorraine notamment,
le phénomène de "métropolisation" n'a fait que renforcer le sillon mosellan
au détriment des espaces périphériques, qu'ils soient ruraux ou anciennement
industrialisés. Cette journée de réflexion et d'échanges a certes permis de
définir les termes et les concepts du développement local et des relations entre
villes et campagnes mais elle a surtout révélé la nécessité d'explorer de nouvelles
pistes de recherches. En effet, il est apparu que l'articulation organisée métropole-petites
villes-arrière pays méritait d'autres analyses. A l'évidence il reste à poursuivre
les travaux sur la nature et sur la méthode afin d'associer véritablement les
villes et les acteurs urbains à une réflexion susceptible de déboucher sur des
constructions contractuelles durables entre villes et campagnes. Nombreuses
sont les interrogations qui demeurent posées. La fragilité de l'espace rural
n'est-elle pas à rapprocher d'une carence des villes ? Comment la logique du
développement local ascendante, globale et partenariale peut-elle s'articuler
avec une logique d'aménagement descendante ? Y a-t-il des échelles de pertinence
pour le développement local ? Faut-il désespérer ou tout attendre d'une solution
qui consisterait à doper le rural à partir d'une ville ? Les questions d'initiatives
sont-elles moins importantes que les questions d'organisation ? Faut-il aller
vers l'organisation et la cohérence ou vers la promotion de l'initiative locale
? Bref, une journée dense ayant révélé la multiplicité des enjeux de la complémentarité
entre milieux urbains et ruraux, qui débouchera sur l'organisation par PRELUDES
de futures rencontres.
- L'espace économique transfrontalier Lorrain-Sarrois-Luxembourgeois-Belge,
faits et interrogations, Thionville-Volkrange 20 juin 1994, 50 participants
PRELUDES a monté cette manifestation en collaboration avec L'INSEE, la DRTE
et la DDE de Moselle. La Mission transfrontalière de l'INSEE Lorraine a réalisé,
fin 1993, auprès d'un échantillon représentatif de plus de 2 000 travailleurs
frontaliers, une enquête dont l'exploitation est en cours. Dans le cadre des
relations de partenariat unissant PRELUDES et l'INSEE Lorraine, cette dernière
a pu présenter les premiers résultats de ce vaste programme. L'obtention des
résultats définitifs permettra d'alimenter prochainement d'autres manifestations
autour de cette problématique. Trois grands thèmes ont fait l'objet d'exposés
et de débats : les tendances et enjeux relatifs à la circulation des marchandises
dans cet espace transfrontalier et le rôle actuel et futur des acteurs économiques
et intervenants professionnels (industriels, transporteurs, chargeurs, distributeurs,
logisticiens) ; les tendances et effets des investissements étrangers sur le
tissu économique régional, notamment en Moselle-Est ; les caractéristiques et
l'itinéraire professionnel des travailleurs frontaliers, leurs conditions de
travail et le rôle des agences de travail temporaire lorraines, sarroises et
luxembourgeoises, ainsi que les problèmes liés aux différences de législations
les concernant. Le sous-préfet de Thionville a clos la manifestation en dégageant
les questions restant en suspens et en incitant les participants à continuer
à se rencontrer dans ce type de journées organisées par PRELUDES sous l'impulsion
du PUCA.
- Villes et coopérations transfrontalières, CESCOM-TECHNOPOLE
- METZ 2000, 2 février 1995, 70 participants
L'objectif de cette journée était de cerner les conceptions de la coopération
transfrontalière, de l'approche des problèmes d'aménagement de part et d'autre
de la frontière franco-allemande. Il s'agissait d'une première journée réalisée
par PRELUDES sur ce thème. Afin de mieux saisir les différences possibles d'approche,
la question de la coopération transfrontalière et de l'aménagement fut restreinte
aux villes, lesquelles constituent un élément de disparité entre la France et
l'Allemagne. Les questions centrales posées à chaque intervenant concernaient
: les principaux concepts utilisés pour la coopération transfrontalière (concept
de ville, concept d'aménagement de part et d'autre de la frontière) ; les principaux
outils pour les aménageurs et praticiens (documents de planification…) ; la
coopération transfrontalière et ses aspects juridiques (en quoi les conceptions
et les pratiques en matière d'aménagement des villes allemandes favorisent ou
au contraire freinent une coopération transfrontalière ?) ; quels sont les moteurs
d'une coopération entre des villes séparées par une frontière d'Etat ? Les professionnels
ont présenté leurs expériences selon trois approches : quelles actions déjà
engagées avec des partenaires au delà de la frontière ? ; quels intérêts à cette
coopération ? ; quels freins au développement de cette coopération ?
- Adéquation emploi-formation dans l'espace transfrontalier
Lorrain-Sarrois-Luxembourgeois-Belge, Maison de la formation-Collège européen
de technologie, Longwy, 21 juin 1995, 50 participants
Cette journée a été organisée selon deux axes :
questions à la fois théoriques et empiriques ordonnées selon trois entrées :
le versant travailleur (présentation des principaux résultats d'une enquête
réalisée auprès de 2 000 travailleurs frontaliers) ; le versant entreprise (exemples
de gestion de la main-d'oeuvre à partir d'une étude s'appuyant sur une enquête
menée auprès d'entreprises situées en France et dans les pays limitrophes de
la Lorraine) ; les structures de formation dans les bassins frontaliers, plus
particulièrement le district scolaire de Forbach, et ses liens avec le marché
du travail.
témoignages venant alimenter le débat : actions de recherches en automatismes
et électroniques menées dans la région de Longwy (France) et d'Arlon (Belgique),
à l'initiative d'enseignants de l'IUT de Longwy ; témoignages d'euro-conseillers
dans le cadre de l'EURES (European Employment Services), les questions de mobilités
géographiques et professionnelles ont fait l'objet de riches échanges ; expériences
concrètes d'organisation d'opérations de formation sur le terrain. Tous ces
échanges ont mis en lumière la diversité des aspects, l'importance des enjeux
et les nombreuses interrogations que se posent les acteurs de terrain dans la
perspective d'une vision et surtout d'une action transfrontalière en matière
de formation et d'emploi.
- Villes et université : citoyenneté étudiante, Ecole
d'Architecture de Nancy, 28 mars 1996, 45 participants
De nombreuses études réalisées dans le cadre du programme Ville et Université
soulèvent implicitement la question de la citoyenneté étudiante. Si les étudiants
fréquentent des espaces spécifiquement étudiants, s'ils délimitent des territoires
étudiants, ils ne le font qu'après un temps de latence, d'appropriation progressive
d'espaces universitaires et urbains. Ils se construisent des parcours urbains
dont le centre géographique est l'Université. C'est à partir de cette dernière
qu'ils définissent leurs relations avec les autres. Ils développent des réseaux
limités de sociabilité notamment au sein de groupes de taille réduite. A partir
de ce noyau ils tentent de se positionner d'abord comme étudiant puis comme
étudiant dans la ville et, dans une certaine mesure, comme acteurs de leurs
parcours universitaires et citadins.
La question de la citoyenneté est posée dans la mesure où elle renvoie à celle
des droits universitaires et urbains, à la revendication de ces droits, à la
participation active ou passive, à l'intervention volontaire et directe et au
contrôle exercé. La définition d'espaces spécifiquement étudiants ne paraît
pas suffisante. Encore faudrait-il les investir physiquement mais aussi et peut-être
surtout de façon symbolique. N'est-ce pas dans cette action symbolique que se
trouvent les fondements d'une citoyenneté étudiante ?
L'université de masse questionne l'Université, la ville, l'aménagement urbain,
les acteurs… La pluralité des sources d'information tout autant que la diversité
des expériences ont été recherchées à l'occasion de cette rencontre.
- Villes et université : université et aménagement urbain,
Ecole d'Architecture de Nancy, 3 avril 1996
A partir de 1989, le Schéma Université 2000 accompagne le développement de l'université
de masse. Au moment où ce programme arrive à son terme, il apparaît que les
rapports entre la ville et l'université au sein de la plupart des agglomérations
françaises se sont transformés. Les nombreuses études réalisées sous l'égide
du PUCA dans le programme "Ville et Université" alimentent la connaissance de
ce phénomène social et la réflexion des acteurs politiques, universitaires,
urbains... D'une manière générale, le territoire de l'université n'est plus
compris comme une entité autonome, retranchée du territoire urbain, mais comme
une composante particulière de ce dernier, qu'il importe d'ouvrir sur l'extérieur.
Comment s'est traduit, se traduit encore, sur le terrain cette volonté nouvelle
de mixité et d'intégration ? La question ne se pose bien évidemment pas de la
même manière suivant que l'on examine le cas d'une ville d'académie ou d'une
ville fraîchement dotée d'une antenne universitaire, que l'on s'intéresse au
devenir d'un campus périphérique ou à celui d'un quartier industriel en friche.
Quelle place les projets universitaires ont-ils tenu dans des projets d'aménagement
de quartiers, voire d'agglomérations ? Peut-on parler d'une reconquête des centres-villes
? Et dans ce cas, comment est envisagée l'image de l'université ?
Ancienne et importante ville universitaire, Nancy s'est organisée, pour une
part au moins, autour de son université. Cette dernière enrichit économiquement,
culturellement, socialement la ville et son agglomération. Les relations sont
manifestes et interdépendantes. Que serait la ville sans son université ? Que
serait cette université sans les volontés qui président aux destinées urbaines
? Quelle place a-t-on accordé à l'université, depuis une cinquantaine d'années,
dans les dynamiques urbaines ? Quelle est la place qu'on réserve à ses acteurs
et notamment les plus nombreux : les étudiants ?
Ces questions ont permis d'élargir les débats engagés lors de la précédente
journée en amorçant une réflexion sur le passage de la notion de citoyenneté
à celle de citadinité étudiante.
L'ensemble de ces rencontres, travaux, échanges et réflexions a donné lieu à
une série de trois articles dans l'Est Républicain (le 13 mars, le 29 mars puis
le 3 avril).
- La campagne... chance pour les petites villes ? Le Couarail,
LOISY, mercredi 19 novembre 1997, 70 participants
En mars 1994, une première journée d'étude consacrée aux relations ville-campagne
avait été organisée par PRELUDES en partenariat avec Le Carrefour des Pays Lorrains,
association qui fédère en Lorraine l'ensemble des structures intercommunales
et associatives et tous les acteurs engagés dans des démarches de développement
local. Le succès de cette rencontre a conduit à renouveler l'expérience. La
thématique est demeurée identique car, en permanence, elle est inscrite au cœur
des préoccupations des décideurs, des aménageurs et des acteurs de terrain.
La nécessité est toujours fortement ressentie de pouvoir disposer d'un espace
où, en dehors des lieux traditionnels et très formels, de débat, de négociation,
de décision, les acteurs du développement puissent se rencontrer, échanger,
confronter librement et sans arrière-pensée, leurs idées et leurs préoccupations
avec d'autres partenaires, en particulier avec les chercheurs et les universitaires
qui observent, analysent, étudient les processus, les pratiques, les évolutions
des territoires. Ce genre de rencontre permet ainsi aux uns de s'évader des
préoccupations contingentes de l'action, de réfléchir au sens de cette action
quotidienne, voire de se remettre en cause, et aux autres de tester, de valider
leurs recherches, leurs idées, leurs conclusions auprès d'un public témoin.
L'ambition de cette journée était de susciter une réflexion et des réactions
par rapport à certains discours ambiants, à divers poncifs sur l'avenir et le
rôle des petites villes vis-à-vis du milieu rural environnant, sur la frilosité
et les appréhensions des ruraux à l'égard des centres urbains, des "bourgs-gloutons"
selon la belle formule François Poulle.
- Vers la création d'agglomérations transfrontalières ? Faculté
des Lettres et Sciences Humaines, Metz, 20 novembre 1998, 70 participants
Cette première manifestation, organisée en partenariat avec le Centre d'Etudes
en Géographie de l'Université de Metz (CEGUM), amorce un cycle de séminaires
sur les questions transfrontalières. Elle était consacrée aux nouvelles stratégies
d'organisation territoriale des espaces urbains frontaliers. En effet, le long
des frontières, des villes ont pu se développer notamment pour des raisons économiques
liées, par exemple, à l'exploitation de bassins miniers transfrontaliers. Ces
villes frontières ont pu également pour des questions de défense constituer
des postes avancés. Aujourd'hui, avec l'ouverture des frontières, la construction
et l'élargissement de l'Union européenne, voire la mondialisation, qui imposent
une régénération des stratégies politiques, économiques… ces villes frontières,
confrontées à de réelles opportunités mais aussi à de sérieuses difficultés
de restructuration, cherchent de nouvelles voies de développement. Des perspectives
de dynamisation de ces espaces de marge apparaissent dans la mise en place de
politiques d'agglomérations transfrontalières. Ces initiatives, fruits de coopérations
locales encouragées par les Etats et l'Union européenne, visent un aménagement
et un développement harmonieux des espaces urbains par la définition de chartes
d'agglomérations transfrontalières.
Deux exemples ont servi de support à cette manifestation : le cas de l'agglomération
transfrontalière du Pôle Européen de Développement de Longwy et celui de la
Métropole lilloise à travers le projet Grootstad.
-Passerelles d'Afrique, FORUM, IRTS de Nancy, 10-11 décembre
1999.
Les Africains rencontrent des problèmes liés à leur intégration en Lorraine,
en France, en Europe et dans leur pays d'origine lorsqu'ils y retournent après
un séjour en Europe. Ces difficultés d'intégration sont-elles liées à des obstacles
culturels, sociologiques, économiques, politiques, et/ou à l'insuffisance voire
l'absence de passerelles d'intégration ?
Elikia Mbokolo, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales,
lance les travaux à travers l'analyse des mutations africaines dans la longue
période et leur impact sur leur présence en France et en Europe. Christophe
Daum, (CNRS) présente les associations de Maliens, Mamadou Sek (président de
Anndu Hoore Ma, Saint Dié) propose les expériences menées en Lorraine par des
associations d'immigrés africains. Michel Levallois, préfet honoraire, président
de la coordination pour l'Afrique de demain, aborde Afro pessimisme et renaissance
africaine. Malika Kassongo, politologue, Lausanne, s'interroge sur la valorisation
des savoir-faire politiques et la problématique de la reconstruction de l'Afrique.
René Okitaudji, président d'Afrique multiculturelle, expose les géostratégies
liées aux ressources naturelles et leurs incidences sur la problématique de
l'intégration des Africains. Chicot Eboué, professeur, Université de Nancy 2,
ouvre un large débat en s'interrogeant sur l'existence des atouts favorables
à l'intégration économique de l'Afrique. Quatre-vingt personnes suivirent ces
deux journées de travaux et s'impliquèrent dans l'échange, y compris des représentants
d'associations locales, régionales ou nationales et une délégation d'étudiants
nancéiens.
-Tertiarisation et développement Université d'Evry, 25-26
mai 2000.
Désindustrialisation, nouvelles technologies de l'information et des communications,
préoccupations environnementales… : la tertiarisation est à l'œuvre dans la
plupart des secteurs d'activité, traditionnels ou novateurs. La séparation entre
secondaire et tertiaire est désormais plus artificielle que réelle. Par ailleurs,
par le biais de l'innovation et de la productivité, des liens existent, à travers
la consommation, entre tertiarisation et internationalisation. De quelle manière
l'évolution de la demande modifiera t-elle la structure des échanges extérieurs
? L'essor des activités de service revêt des formes différentes au plan spatial,
dans des contextes de pauvreté et de mondialisation, comme au plan sectoriel,
sous l'influence des mutations technologiques. Comment ce processus complexe
imprime-t-il des déformations à la répartition des activités concourant à la
croissance économique ? Quelles seront ses répercussions sur les modes de production,
les formes d'emploi, les structures de financement, les schémas de consommation,
les disparités sociales, spatiales et de genre ? Quels sont les enjeux majeurs
de ces profonds changements au regard des stratégies de développement des nations
?
Après l'intervention initiale de M. Bernard Chappey, Président de l'Université
d'Evry-Val-d'Essonne, le professeur Bernard GUESNIER (IERS, Université de Poitiers)
amorça les travaux en traitant de "La tertiarisation : facteur de polarisation
des activités dans le territoire". Jean-David AVENEL (Directeur de l'UFR Sciences
sociales et gestion, Université d'Evry) présenta ensuite "La satisfaction de
l'usager dans les transports publics. Comparaison entre les services urbains
offerts aux parisiens et aux new-yorkais". Denis-Clair LAMBERT (professeur émérite
Lyon III) proposa "Le devoir d'intégrité est-il aussi impératif dans la vie
économique que dans la vie politique ? " Alain LE GUYADER (Université d'Evry)
enchaîna avec "Droits de l'homme et citoyenneté". Durant ces deux journées,
dix ateliers réunirent cinquante-sept communications et nourrirent de larges
échanges entre les chercheurs et intervenants réunis. Plus de quatre-vingt personnes
suivirent ou participèrent à ces deux journées de travaux. Une sélection des
interventions est publiée dans le Cahier n°16, paru en 2001.
-Intégration et développement, Université d'Aix III, 30-31
mai 2001.
Ces journées avaient pour but d'analyser, sous leurs différents aspects, les
formes d'intégration régionale et leurs effets sur le développement et la croissance.
Elles ont été ouvertes par Bruno Békolo-Ebé, recteur de l'Université de Yaoundé.
Jean Coussy, Maître de conférence à l'EHESS de Paris, amorça les travaux avec
une approche historique. Boni Yayi, président de la Banque Ouest Africaine de
Développement, enchaîna avec le bilan des expériences d'intégration régionale
en Afrique de l'Ouest. Au total ce sont cent huit communications qui furent
proposées par des intervenants représentant plus de douze nationalités. En permanence
plus de cent cinquante personnes suivirent les travaux ou participèrent aux
échanges. Parmi eux, il faut noter une proportion importante d'étudiants de
diverses nationalités. Une sélection des communications présentées sera publiée
dans diverses revues européennes ou étrangères.
- renouveler la ville, maitriser et organiser la croissance
urbaine. colloque franco-allemand, jeudi 28 février 2002, Burghof,
Forbach
Cette manifestation a été organisée en partenariat avec
La Préfecture de Région Lorraine, la Direction Régionale
de l'Equipement de Lorraine, la ville de Forbach, la communauté de communes
de Forbach, l'Etablissement Public Foncier de Lorraine, la GIU-Saarbrücken,
le CUCES-Universités Nancy.
Elle s'inscrit dans le cadre d'une démarche européenne initiée
conjointement par le Ministère de l'Equipement, des Transports et du
Logement (METL) et son homologue allemand, le Ministère fédéral
de l'Urbanisme et de l'Aménagement du Territoire (BBR).
L'espace Saar-Moselle-Est : une agglomération transfrontalière
en devenir. Cette zone est actuellement confrontée à un véritable
défi de recomposition urbaine face aux mutations socio-économiques
en cours, liées notamment au déclin des activités minières
qui ont fortement affecté ce territoire dans le passé. De part
et d'autre de la frontière, des efforts sont consentis pour adapter la
structure spatiale comme, par exemple, dans le traitement des friches industrielles
et minières. La mobilité évolue simultanément. Des
flux transfrontaliers s'observent depuis longtemps, tant dans le domaine du
travail que dans celui de la consommation des biens et services, des choix résidentiels
comme des loisirs. Ces échanges entraînent des effets induits importants
en matière de transport. Comment ces flux contribuent-ils à la
réorganisation spatiale ? Ouvrent-ils de nouvelles perspectives pour
ce territoire et son tissu urbain ? Comment accompagner le renouvellement urbain
ainsi enclenché en favorisant la mixité sociale ? La spécificité
interculturelle franco-allemande constitue un atout majeur de cette zone. Peut-on
mieux la valoriser ? Peut-elle devenir un levier déterminant porteur
d'innovation et facteur de développement durable ? Comment passer d'actions
sectorielles au partage d'une vision commune pour l'ensemble de l'espace Saar-Moselle-Est
?
Plus de cent vingt personnes assistèrent au colloque et s'impliquèrent
dans les échanges. La synthèse des travaux et leur mise en perspective
a été assurée par le professeur Maurice Blanc de l'université
de Strasbourg et par Gerd-Rainer Damm directeur au ministère de l'environnement
de la Sarre. Madame le Préfet de la Région Lorraine tira les conclusions
de la journée.
- Les politiques de la ville, acquis, impasses et perspectives, Nancy, 13 février 1996, 200 participants, avec la participation de Adil Jazouli, sociologue, directeur de Banlieuscopies
- Peut-on parler de classes populaires ? Le cas des jeunes, Nancy 27 mars 1996, 200 participants, avec la participation de François Dubet, sociologue, professeur à l'Université de Bordeaux
- La politique de la ville : bilan et perspectives d'après le cas de Metz, Metz 20 juin 1996, 120 participants, avec la participation de Alain Thirion, sous-préfet chargé de mission pour la politique de la ville en Moselle ; Claude Birnbaum, Adjoint au maire de Metz, chargé de la politique de la ville ; Nicole Lilti, directeur de projet du contrat de ville de l'agglomération messine. Tenue dans les locaux de la Faculté de Droit de Metz
- Ville d'aujourd'hui ! Ville de demain ? Nancy 23 octobre 1996, 200 participants, avec la participation de Jean-Pierre Marchand, Maître-assistant à l'Ecole d'Architecture de Nancy ; Agnès Hoche, urbaniste, praticienne de la planification urbaine ; Serge Herbuvaux, membre de l'association EDEN (Entente pour la Défense de l'Environnement Nancéien)
- Questions urbaines et politique de la ville. Comparaisons internationales, Nancy 10 décembre 1996, avec la participation de Vincent Delbos
- Actualité de la sociologie américaine : Autour de Howard S. Becker et Eliot Freidson, Nancy 28 octobre 1997, avec la participation de Howard S. Becker ; Eliot Freidson ; Jean-Pierre Peneff, professeur de sociologie à l'Université de Provence ; Jean-Yves Trepos, professeur de sociologie à l'Université de Metz
- Citoyenneté et urbanité, Nancy, 31 mars 1998, avec la participation de Jean-Paul Dollé
- Les utopies du logement social, Nancy, 5 mai 1998, 200 participants, avec la participation de Jean-Marc Stébé
- Jeunesse des banlieues et culture de rues, Nancy 13 octobre 1998, 240 participants, avec la participation de David Lepoutre
-"Les incivilités : un défi à la vie collective et à la sécurité", Nancy, FORUM de l'IFRAS, 2 février 1999, Sébastian ROCHE, Chargé de recherche au CNRS.
-"Urbanisation non conventionnelle : Le Caire au-delà des mythes", Nancy, FORUM, 18 mars 1999, Agnès DEBOULET.
-" Une politique pour les déplacements urbains", Metz, Faculté des Lettres, 8 avril 1999, Jean-Marc HOFFNER.
-"Une politique pour les déplacements urbains ?", Metz, Faculté des Lettres, 19 mai 1999, François ASCHER.
-"Les déterminants de l'évolution des déplacements en ville", Metz, Faculté des Lettres, 7 juin 1999, Jean-Pierre ORFEUIL.
-"Mission locale : une place pour les jeunes ?", Nancy, FORUM de l'IRTS, 21 octobre 1999, Christian SORNETTE et Michel PIOTRKOWSKI.
-"De 30 000 à 300 000 habitants : les moteurs de développement de l'agglomération nancéienne", Nancy, Faculté de Droit, 8 février 2000, Patrick DESCADILLES, Francis HESS, Daniel BERNI, Vincent BRADEL
. - "Ville, démocratie et développement durable", Metz, IRTS, 9 février 2000, Adil JAZOULI.
-"Territoires du sensible, usages des espaces", Nancy, Ecole d'Architecture, 7 mars 2000, Gabriel PREISS.
- "La crise urbaine des banlieues, question urbaine ou question sociale ?", Metz, IRTS, 5 avril 2000, Jean-Marc STEBE.
- "Les associations de Maliens en France : migrations, développement et citoyenneté", Metz, IRTS, 18 octobre 2000, Christophe DAUM.
- "La ville et l'urbain : l'état des savoirs", Metz, IRTS, 24 janvier 2001, Anne QUERRIEN.
- "Le renouvellement urbain", Metz, IRTS, 25 avril 2001, Olivier PIRON.
- "Violences et insécurité, fantasmes et réalités dans le débat français", Laurent MUCCHIELLI, IRTS, Metz, 14 novembre 2001.
- "Déchiffrer les inégalités", Roland PFEFFERKORN, IRTS, Metz, 20 novembre 2001.
- Les villes, acteurs de la mondialisation. Georges CAVALLIER, 27 mars 2002, Centre socio-culturel, Metz-Le Ban-Saint-Martin
- La prospective territoriale ou comment construire le devenir d’un territoire. Marie-Claude MALHOMME, 15 mai 2002, Centre socio-culturel, Metz-Le Ban-Saint-Martin
- De quelques enjeux de l’urbanisation française contemporaine. Thierry PACQUOT, 29 mai 2002, Mairie de Metz